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Pourquoi conserver le patrimoine de l'imprimerie au 21ème siècle ? Maintenir en vie les techniques d'impression typographique au plomb, cette gageure devrait reposer sur nombre d'arguments. Nous pourrions fonder cet entêtement de préoccupations historiques, technologiques, culturelles, humaines ou esthétiques. Chacune d'entre elles possédant, à elle seule, les raisons nécessaires et suffisantes pour s'investir dans la tâche. Mais nos motivations ne sont pas empreintes de considérations historiques, ni ne sont inscrites dans un processus de muséologie en cours ; même si cette démarche devenait un jour notre lot... Nos motivations ne sont pas non plus empreintes d'une mission de sauvegarde à tout prix de technologies obsolètes. Ainsi, le déclassement des techniques d'impression typographiques au plomb, astreignantes à bien des égards, par d'autres plus modernes, n'est pas sacrilège en soi. Et malgré le préjudice moral et social porté à toute une génération de typographes, ni le confort de l'ouvrier au labeur, ni la transmission syntaxique de la pensée humaine, n'eurent à souffrir de cette éviction. Avec le recul que nous permet aujourd'hui l'histoire, force est de constater que le plus grand dommage est ailleurs : la perte de connaissances humaines précieuses dans l'art de la mise en page. Une perte préoccupante au regard de l'ensemble des règles communément admises dans le domaine de l'écrit, forgées au pilon de cinq siècles de pratique et dont l'exercice a tant façonné notre regard. Nous conviendrons que ces règles sont en partie issues des contraintes mêmes de la composition au plomb et qu'avant de réussir à les transcender au début de ce siècle, les plus grands metteurs en page de notre temps les avaient du moins maîtrisées... Ces compétences précieuses, en voie d'extinction, peuvent encore inspirer et former d'autres générations de graphistes. Sauvegarder autant que faire se peut es derniers talents du plomb, voilà la première de nos motivations. Il en est une deuxième, d'ordre strictement esthétique. Esthétique, parce que nous trouvons aux imprimés typographiques une plus-value formelle spécifique, et cette plus-value mérite elle aussi d'être préservée. De nombreux créateurs sont à nouveau en quête de ses particularités, de ses fameux à-plats francs, de ses encres plus denses, plus profondes, et du foulage subtil du papier, qui répond à la sollicitation de la machine en sacrifiant un peu de sa trame... C'est à ces créateurs-là que nous réservons notre passion.
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DE GUTENBERG À INTERNET Des composeuses-fondeuses de « troisième génération » ?
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L'IMPRIMERIE : UNE CONTRIBUTION À L'HUMANITÉ Une invention
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SAMEDI 14 DÉCEMBRE 2002 L'imprimerie à Genève, une tradition depuis 1478 par Andréas Schweizer C'est en 1478 que furent imprimés les premiers livres à Genève, soit environ 25 ans après l'invention de Gutenberg. Cela fait donc plus de 500 ans que l'on imprime dans ce canton.
SAMEDI 14 DÉCEMBRE 2002
SAMEDI 14 DÉCEMBRE 2002
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